Nous nous accorderons, je pense facilement, concernant le réchauffement climatique et les 3 constats suivants :

1- L’histoire de ces 50 dernières années montre notre excellente connaissance de ce problème mondial et des leviers d’action pour la mise en œuvre en vue de le résorber. A titre d’exemple, l’article du New York Times du 26 août 2018 « Losing Earth : the decade we almost stopped climate change », illustre parfaitement les faits de la décennie allant de 1979 à 1989. Ce que nous devions faire en quelques lustres serait à faire en quelques dizaines d’années. Le hic est une inaction et une aggravation du phénomène. Les résultats à ce jour restent sur une tendance de réchauffement supérieur à 2°C. Une accélération des actions pour résoudre le changement climatique est indispensable.

2- Les entreprises ou leurs dirigeants ne voient ni leur intérêt ni comment faire. Les femmes et les hommes politiques rejoignent cet état d’esprit. Les salariés et concitoyens suivent l’information et les directives données. Chacun privilégie des objectifs atteignables dans la continuité des sujets de l’année précédente, eux-mêmes dans la continuité de l’année précédente.

Manager, prendre des décisions sur de futures dépenses ou investissements, satisfaire des clients ou électeurs ou voisins, sont déjà une « vraie » activité. Les indicateurs de pilotage sont économiques, de qualité de service, etc. L’indicateur « humankind » peine à être utilisé.

3- Les hommes et les femmes, partout sur la planète, agissent et innovent. D’ailleurs les actions humaines sont importantes et significatives au regard de l’évolution du climat et de la biodiversité. A un point tel que ces activités humaines dégradent le climat et l’environnement, qui nous sont indispensables pour bien vivre. La vie humaine peut, ou pourrait pourtant, poursuivre ses actions en « respectant » le climat et la biodiversité. Deux prix Nobel nous l’ont montré : en 2006 STERN montrant que ces actions représentent 1% du PIB mondial contre 10 à 20% du PIB mondial si nous ne faisons rien de particulier ; en 2010 Sukhdev montre que l’érosion de la biodiversité est de l’ordre de 1 à 3 mille milliers d’euros là où notre inaction coûtera 14 fois plus horizon 2050 (soit 7% du PIB mondial).

La conclusion de ces 3 constats est alors contradictoire avec le titre qui annonce « FACILE » d’atténuer le changement climatique. Mon précédent article indiquait les étapes indispensables au changement réussi. Il s’applique parfaitement. Pour résorber le réchauffement climatique, nous voyons un plan d’action flou qui génère la confusion dans les esprits : c’est le contexte actuel.

Des idées fausses, des mots de vocabulaire sont déclarés en opposition créant un « faux » paradoxe. Par exemple, vouloir faire des affaires en tenant compte du climat est jugé « honteux », ou le marketing écologique, ou la transformation digitale et environnementale. Nous allons voir un à un ces éléments pouvant être des éléments de divergence pour atténuer le réchauffement climatique.

Des méthodes et des outils sont à portée de main. Nous partagerons régulièrement pour créer un SILLON et égratigner ses faux-amis, puis les freins levés, pour semer la GRAINE vers un développement durable. Vous constaterez ainsi que l’économie circulaire est FACILE, économique et opérationnelle au quotidien.

David Desjardins – directeur de seedD-consulting – https://bit.ly/2LujRmP

Pin It on Pinterest

Share This